Le terrain est bien ratissé, les boules sont bien astiquées, les
joueurs se sont échauffés, la bière est au frais, la partie
peut commencer.
Ces jours là, il flotte à Collonges la rouge un petit parfum de
Provence, où l’Amitié parle avec l’accent de Pagnol.
Ils sont tous là, André, Noêl, René et puis les autres ; amateurs aux allures de pros, boules bien en main, couvre-chef bien vissé sur la tête, prêts à en découdre avec le cochonnet.
L’ambiance est sérieuse, mais bonne enfant. Et puis, comme le disait si bien Pierre de Coubertin : l’important n’est-il pas de participer ?.
A Collonges la rouge, quel que soit l’enjeu, la seule vraie gagnante c’est l’Amitié.
Cette Amitié qui rend hommage, à ceux qui nous ont quitté,
mais que l’on n’oublie pas, et celle que l’on partage en levant
son verre, une fois la partie terminée.





















